In the case of Burkina Faso the super-majority CDP packs the house by creating a Senate (which many of them will enjoy the air-conditioned privileges of) and displays some false modesty by stripping away apparently the part that says that the super-majority can amend the constitution whenever it likes.
La création du Sénat, porte ouverte pour la modification de l’article 37 de la Constitution ?
La question, beaucoup de gens se la posaient ; et les députés l’ont posée au gouvernement. Non, répond ce dernier qui précise que des procédures existent dans la Constitution permettant sa modification. La création du Sénat « n’est pas liée à une quelconque intention de modifier l’article 37 de la Constitution », mais « répond au souci de compléter l’architecture du parlement tel que prévu » par la loi fondamentale en son article 78.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intention a été clairement affichée dans le projet de loi avant amendements des députés, de permettre au chef de l’Etat de procéder facilement à la modification de la Constitution. En effet, l’article 15 disposait dans son alinéa 1 que « Le Parlement est convoqué à l’initiative du Président du Faso en vue de l’adoption du projet de révision de la Constitution sans recours au Référendum ». Et précise en son alinéa 2 que « Le projet de révision constitutionnelle est adopté s’il est approuvé à la majorité qualifiée des trois quarts (3/4) des membres composant la Parlement.
Fort heureusement, les travaux en commission ont permis d’élaguer ces deux alinéas de l’article 15. Resté en l’état, cet article donnait au chef de l’Etat de modifier la Constitution dès lors qu’il rallie 164 voix des 218 que comptera désormais le Parlement en tant réunion des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat).