Interrogé sur ses relations avec SANKARA et par la suite ce qu’ils se sont dit à leur dernière rencontre, il a déclaré ceci : « …si ma mémoire est bonne, je crois que la dernière fois que j’ai dû voir le président SANKARA, c’était le 13 octobre 1987.Et c’était pour parler de la situation qui prévalait à l’époque, … Bon, ça, je ne peux pas tout vous dire pour des raisons que vous comprendrez. Mais ce que je peux dire déjà, c’est que nous avons eu à parler de la situation qui prévalait parce qu’il était manifeste qu’il y aurait un clash et nous nous disions qu’il y avait quand même un certain nombre de mesures à prendre par rapport à cela. Le camarade Thomas SANKARA rétorquait en disant : « Qu’est- ce que vous voulez que je fasse ? Vous ne voulez pas que je prenne un tel pour le mettre dans une bouteille ? Vous ne voulez pas que j’envoie un tel comme ambassadeur ? Et s’il refuse ? Ou bien vous voulez que je tue un tel ? Parce que si vous me dites qu’il faut tuer quelqu’un ou embastiller quelqu’un, je ne le ferai pas. ».Ce n’est qu’un pan, il y a d’autres aspects que je pense que, pour des considérations historiques, ce n’est pas le moment d’en parler. Mais je pense que, le 13 octobre 1987, les dés étaient déjà pipés. Nous, à notre petit niveau, on le savait déjà. Donc, les forces s’organisaient et tout le monde savait ».
via 15 octobre 1987 : Tout finira par se savoir ! – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.