Elie Justin Ouédraogo on the EITI process in Burkina Faso

A classic EITI obfuscation: the issue is what the government does with the money, and not whether the mining sector is being taxed too lightly.

S : La transparence est très recommandée dans le secteur minier. Où en est-on avec l’ITIE ?

E.J.O. : C’est tout un processus. Il faut saluer l’adhésion du gouvernement burkinabè à ce processus qui oblige dans un premier temps les sociétés minières à déclarer leurs contributions au budget de l’Etat. Jusqu’à une certaine date, ce n’était peut-être pas évident mais avec le processus de l’ITIE, toutes les sociétés minières ont l’obligation de déclarer leurs contributions à l’Etat. Qu’est-ce qu’on paye comme impôt direct ? Cela a permis de savoir que pratiquement de zéro franc CFA en 2005, en 2011, les mines en production ont rapporté 127,4 milliards à l’Etat ! Et si on dit que cet apport n’est pas suffisant, il faudrait savoir par rapport à quoi il est insuffisant. Parce que cela risque de ne jamais être suffisant.

Donc, c’est ce processus ITIE qui a permis effectivement de pouvoir de pouvoir mesurer cette contribution qui représente l’apport direct des mines au budget de l’Etat sans tenir compte des effets indirects non moins importants. Le deuxième volet de l’ITIE est de dire, une fois que l’on sait ce que les mines rapportent, qu’est-ce que l’Etat fait de cet apport. Je crois que là maintenant, ce n’est plus du côté des sociétés minières, c’est un volet qui relève du gouvernement dans son obligation de rendre compte de l’utilisation des fonds publics. En somme, il y a une bonne dynamique qui est à saluer. Après l’adhésion du Burkina Faso à l’ITIE, nous avons maintenant des cadres par lesquels on génère facilement les statistiques de nos contributions au budget de l’Etat. Cela est un acquis appréciable. Et le processus qui met ensemble autour d’une table les sociétés minières, le gouvernement et la société civile nous semble être une très bonne dynamique, parce ce que c’est vraiment les trois parties prenantes qui doivent discuter pour arriver à un équilibre dans la satisfaction des attentes des uns et des autres.

via L’invité de la Rédaction – Elie Justin Ouédraogo, Président de la Chambre des mines : « La mine d’or de Poura doit servir de leçon… » – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.

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About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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