Strong words on the French intervention and Malian military from Jean-Pierre Bejot

Arc-boutés sur une position offensive dont ils n’ont pas les moyens (ni l’ambition, les « va-t-en guerre » vont rentrer dans leur coquille : « ça tue dehors » comme on disait en Côte d’Ivoire en octobre 2000), les militaires maliens pensent pouvoir gagner la guerre en obligeant la France à s’engager sur le terrain. S’ils gagnent la guerre – ce qui est loin d’être acquis – ils auront perdu la paix. Celle qui aurait permis, dans le cadre d’une négociation, longue, difficile mais nécessaire (et Djibrill Y. Bassolé l’a dit aujourd’hui : « C’est comme ça aussi que la paix se construit ») de refonder la République du Mali sur des bases solides et durables qui prennent en compte la situation faite aux populations du Nord et celle qui prévaut au Sud. Dans cette affaire, les militaires maliens forcent la main à la France après avoir beuglé qu’ils ne veulent pas des troupes de la Cédéao au nom de la souveraineté du pays. Foutaise.

via Mali : Le coup de poker militaire foireux du clan Sanogo brouille le jeu diplomatique – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.

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About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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