Dès 2000, Salif Diallo, alors tout-puissant bras droit de Blaise Compaoré, avait demandé sa tête, sans succès. Diallo n’a cessé, durant la dernière décennie, de s’ériger en sentinelle face aux ambitions présumées du frère. Mais, à ce jeu, il a perdu. En 2008, il est envoyé très loin, à Vienne, en Autriche, où il est nommé ambassadeur. Il y restera trois ans. Depuis son retour, Diallo n’a pu que constater la mainmise accrue de son ennemi. C’est François, dit-on, qui fait et défait les ministres. Dans le gouvernement de Luc Adolphe Tiao, plusieurs de ses proches occupent des postes stratégiques : Lucien Marie Noël Bembamba (son beau-frère) à l’Économie et aux Finances ; Jérôme Bougouma (un cousin) à l’Administration territoriale et à la Sécurité ; Lamoussa Salif Kaboré (un vieil ami) aux Mines et à l’Énergie… D’autres de ses lieutenants jouent un rôle prépondérant au CDP depuis mars. Assimi Kouanda en est donc le patron officiel. Jean-Christophe Ilboudo est chargé des structures du parti et de la mobilisation des cadres. Gaston Soubeiga est le secrétaire administratif adjoint. Tous viennent de la Fedap-BC.
via Imprimer : Burkina Faso : François, l’autre Compaoré : JeuneAfrique.com.