Jean-Pierre Bejot brings people back to earth about Cote d’Ivoire

L’ex-ministre de l’économie, Moïse Koumoué Koffi (« Politique économique et ajustement structurel en Côte d’Ivoire », L’Harmattan, Paris, 1994) et, avant lui, Samir Amin (« Le développement du capitalisme en Côte d’Ivoire », Editions de Minuit, Paris, 1967), ont analysé la réussite de la Côte d’Ivoire et ses limites. « Cette réussite reposait essentiellement sur des cultures extensives de plantations dont les rendements n’allaient pas tarder à baisser. La politique de l’import-substitution, fondée sur des industries légères à la rentabilité immédiate mais vite condamnées à plafonner, n’allaient pas tarder non plus à épuiser ses effets », écrira, en 1994, dans un ouvrage consacré à Félix Houphouët-Boigny mais jamais publié, l’économiste guinéen et journaliste Mamadou Alpha Barry (qui s’est illustré, depuis, en commentant la pensée économique d’Abdoulaye Wade). « Les autorités ivoiriennes ont prévu la parade, écrira Barry. Elles se sont efforcées de promouvoir une deuxième génération d’industries. De grands projets de complexes textiles, sucriers, de pâte à papier sont lancés dès 1972. Ce sont des unités de grande dimension, à forts effets d’entraînement, dont les produits seraient compétitifs sur les marchés étrangers, en particulier ceux des pays industrialisés ». Sauf que, « fort malheureusement, tous les projets prévus ne seront pas réalisés, faute de financements ».

via La gestion « stratosphérique » d’Alassane Ouattara : 2020 plutôt que l’immédiat ! – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.

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About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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