Assimi Kouanda était en Haute-Volta quand la « Révolution » s’est emparée du pouvoir. Il n’a pas encore trente ans. Il va s’investir pleinement dans ce moment d’histoire particulièrement dense. Au lendemain de l’adoption 3 octobre 1983 du fameux « DOP », le Discours d’orientation politique qui va formater la vie quotidienne des instances dirigeantes de la « Révolution », Kouanda devient un des animateurs des inter-CDR, ces gardes rouges qui luttaient « contre la déviation, les analyses gauchisantes et tous les trafics de mentalité ». Des mots dans l’air du temps d’alors mais qui ont fait vibrer, pendant quelques années, une partie des « élites » burkinabè.Enseignant à l’université de Ouagadougou dès 1984, Kouanda sera assistant au département histoire et archéologie et, en 1989, sera inscrit sur la liste d’aptitude aux fonctions de maître assistant avant d’être nommé chef du département histoire et archéologie, vice-doyen des affaires académiques de la faculté des langues, des arts, des sciences humaines et sociales de l’université de Ouagadougou. Dans le même temps, il s’investit dans l’action politique locale. Il sera maire de la commune de Nongr-Maasom, à Ouagadougou, de 1989 à 1991 ; par la suite, de 1995 à 2000, il sera conseiller municipal dans la capitale. Rien d’essentiel, cependant, politiquement.C’est alors que cet éminent spécialiste des études arabo-musulmanes va être nommé ambassadeur à Rabat, au Maroc. Jusqu’au moment où il sera appelé à prendre la suite de Yéro Boly les deux hommes sont des amis à la direction du cabinet du Président du Faso, avec rang de ministre. Nous sommes le 5 mars 2004.
Worth reading the comments, too. via Portrait du professeur Assimi Kouanda en patron du parti politique présidentiel burkinabè 1/2 – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.