Je trouve son analyse trop artificiel… faites-un interview toi-meme au lieu de faire commentaire sur ce qu’il aurait pu dire…
Anticipation ou incompréhension ? Si Blaise annonçait, tout de go, qu’il entendait changer l’article 37, ceux des Burkinabè qui veulent « l’alternance pour l’alternance » seraient dans la rue avec l’opposition. S’il annonçait qu’il partira à la fin de son actuel mandat conformément à la Constitution, ce serait la cohue, y compris dans les rangs du CDP, pour aller ronger l’os du pouvoir ; et le Burkina Faso deviendrait ingérable.
Mais bien sûr, ce « ni-ni » n’arrange pas Diabré. D’où son opposition au Sénat qu’il argumente ainsi : « Nous sommes convaincus que la mise en place du Sénat vise en fait à donner un instrument supplémentaire au pouvoir pour faire la modification de l’article 37 ». Sans cependant nous expliquer comment cela peut se faire. Personnellement, j’en reste à ce que me disait Yé le vendredi 27 avril 2012, à Paris : « Si nous avions voulu supprimer l’article 37 sans débat nous l’aurions fait sans problème par la voie de l’Assemblée nationale. Or ce n’est pas le cas ». Reste bien sûr que le pouvoir pourrait vouloir le supprimer à la suite d’un « débat ». Au Sénat ? Diabré pense-t-il que le meilleur scénario pour lui – un scénario à la « sénégalaise » – serait que le Sénat fonctionne effectivement, que l’article 37 soit supprimé et qu’il soit confronté, au second tour, à la candidature de Blaise Compaoré ?