[French] Aghion defends self against Krugman

L’exemple suédois est particulièrement illustratif : une dette publique élevée (proche de 85 % du PIB), un chômage élevé, et une production en stagnation en 1990 ; ensuite une réforme radicale de l’Etat, avec en particulier les effectifs dans le secteur public qui sont passés de 1,7 million dans les années 1990 à environ 1,3 million aujourd’hui, tandis que l’emploi dans le secteur privé est passé de 2,8 millions à 3,25 millions. Ainsi, le surcroît d’activité du secteur privé a plus que compensé la contraction du secteur public.

Ces réformes ont permis à la Suède de devenir l’un des pays les plus performants de l’OCDE, avec un taux de croissance annuel de plus de 3 % en moyenne sur les trois dernières années, et des finances publiques rééquilibrées tout en demeurant le deuxième pays le moins inégalitaire au monde.

Plus généralement, les comparaisons internationales montrent que les ajustements reposant sur les réductions de dépenses publiques ont permis de rétablir la croissance, tandis que l’ajustement basé sur des chocs fiscaux a entraîné des récessions fortes et prolongées.

Pourquoi une réduction des dépenses publiques améliore-t-elle le climat au sein des entreprises ? Tout simplement parce qu’elle permet de relâcher la pression fiscale, notamment sur le capital, ce qui encourage l’investissement et par conséquent l’activité économique. Dans le même temps, si supprimer des emplois publics peut avoir un effet négatif sur la demande, cet effet demeure limité si le secteur privé prend le relais. Au contraire, une augmentation des impôts réduit le pouvoir d’achat à la fois des ménages et des entreprises, d’où son impact récessif prolongé.

via Perte du AA+ : pourquoi Paul Krugman a tort.

About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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