Interesting urban property corruption scandal in Bamako involving Ivoiro-Lebanese businessman

Everyone always mentions how corrupt the ATT regime became in Bamako and that is what led to the disillusion and civic disengagement, and eventually the stunning “fuite” of a sitting president jumping over a wall running away from presidential palace and then not even trying to organize political supporters to resist a military coup of the worst kind (junior captains accidentally taking over, but not until after they’d looted the banks….).  So everyone mentions it but since I don’t really follow Mali I always wondered what the specificity was backing up the perception/claim.  Just browsing this morning found a good case study of the complex issues.  Would be nice for an academic to write a whole book about the case.

Here’s one extract from an article (I have no ability to evaluate veracity):

Maître Madina DEME ne pouvait par ailleurs ignorer, que les hypothèques qu’elle a faites inscrire ne pouvaient porter que sur la partie non cédée et clairement définie de droits réels concédés à la SICG/Mali par la SICG/Côte d’Ivoire en vertu du bail à construction.  Or, ces certificats d’inscription d’hypothèque transmis par Me Madina DEME ne mentionnent aucune trace de cession de droits réels à des acquéreurs malgré une commercialisation avérée d’espaces pour 14 milliards.  C’est donc à cause de ces faux documents grossoyés par Maître Madina DEME que la BHM-SA a pu tenter des exécutions forcées contre la SICG/Mali et en outre en faire cas dans plusieurs procédures judiciaires.

And here is another article:

Les faits remontent au 19 septembre 2001. Tout est parti d’Ibrahima N’Diaye, tout puissant maire du District de Bamako, et vice président de l’ADEMA PASJ. Après la réalisation avec succès des travaux de construction des Halles de Bamako, Saidi Mohamed Jamal alors PDG de la société qui a exécuté les travaux, maintien de très bonnes relations avec les responsables de l’ADEMA (tout naturellement). La confiance s’instaure rapidement entre lui et Iba. Mais rappelons qu’à l’époque, le dernier mandat du Président Konaré s’expirait et les cadres politiques du Mali se battaient pour un positionnement sur l’échiquier. Donc nous étions proches de la précampagne. Il fallait à tout prix avoir les moyens de financer les élections présidentielles et législatives. Iba N’Diaye ne se pose pas trop de question. Il connait très bien Saidi, et il sait que celui là est liquide. Iba délègue Yacouba Diallo, alors Directeur de l’ACI pour rencontrer Saidi et lui demander une somme dont le montant exact n’a pas été révélé. A son domicile à Baco Djicoroni, Saidi débourse sans hésiter 100 millions de Francs CFA.  Plus tard, Saidi enjoint à un de ses collaborateurs de lui remettre 150 autre millions de FCFA devant Témoin. C’était à la BHM sous les yeux  de l’ex Pdg Mamadou Diawara.  Un autre versement a été ordonné par Saidi toujours d’un montant de 150 000 euros soit 100 millions de Francs CFA mais cette fois ci sur le compte de la belle mère de Diallo à la BRED en Août 2002. En Juillet 2003, Saidi verse encore une somme de 250 millions au même Yacouba Diallo. Cette transaction a été effectuée au domicile de Saidi Mohamed.  Selon Saidi « cette somme devrait participer aux financements des élections présidentielles et législative de 2002 et municipales de 2003. »

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About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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