Harsh words from Le Reporter on the elite presidential guard

Pour rappel, avant l’assassinat de Norbert Zongo, la seule évocation du nom du RSP ou de leur quartier général d’alors (le Conseil de l’entente) ou encore de certains de ses éléments pouvait susciter une peur bleue. Les «commandos à la pô entaché à la conseil pour faire de sécurité» (entendez « commandos de Pô détachés au Conseil pour assurer la sécurité présidentielle), ont traumatisé bien des Burkinabè. Bien d’autres ont été torturés à mort en ces lieux. D’autres encore ont été arrêtés et s’y seraient évadés à jamais. Des soldats de ce RSP menaçaient publiquement des citoyens avec la formule bien connue de « si tu fais, on te fait et il n’y a rien». C’est cette sinistre réputation que traîne le RSP qui avait conduit le Collège de sages de 1999 à recommander son démantèlement et le remplacement de la sécurité présidentielle par des corps d’élite de la gendarmerie et de la police. Mais, comme sur bien des recommandations des sages, le pouvoir a rusé pour ne rien y faire. Aujourd’hui, le RSP a été en partie délocalisé à côté du nouveau palais présidentiel de Kosyam tout en conservant le QG du Conseil de l’entente. Depuis quelques années, le RSP semble avoir fait son nettoyage discrètement. Il se refaisait une autre image et avait même réussi, à la faveur de l’intervention pour mater les mutins de Bobo Dioulasso en juin 2011, à se faire passer comme une unité d’élite au service de la protection des institutions républicaines et de l’ordre public. Mais voilà que des brebis galeuses viennent rappeler au mauvais souvenir des Burkinabè que dans cette unité, il y a encore des soldats qui ont la gâchette facile.

via Le Reporter – Assassinat de Bernadette Tiendrebeogo.

About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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