The case for Blaise Compaoré

This article by Franklin Nyamsi and some preceding back and forth, lays out the case very plainly… Clearly Blaise hopes to make a good argument for another term.  He’d rather win on the argument, but given his history I am sure he is planning other ways to win too, just in case.

Première raison : Toute la crème de l’opposition sociodémocrate et libérale est issue du CDP dont elle partage nécessairement le bilan aux yeux du peuple. Comment critiquer le CDP sans s’accuser soi-même en pareil cas ? Comment continuer de vivre des crédits bancaires obtenus avec la caution morale du parti au pouvoir alors même qu’on le voue publiquement aux gémonies ? En d’autres termes les succès comme les échecs de la présidence Compaoré seront tout aussi bien imputables au travail de ses proches collaborateurs que furent les Roch Kaboré, Salif Diallo, Simon Compaoré ou même Zéphirin Diabré qui fut un important conseiller économique du président du Faso…  Seconde raison : le peuple burkinabè, à travers son pouvoir référendaire inviolable par les oukases de l’opposition, a toutes les raisons de requérir encore du président Blaise Compaoré une meilleure organisation de l’avenir politique de son pays, au regard de la rapacité et de l’ingratitude extraordinaires que manifestent ceux-là mêmes qui s’empressent de s’engouffrer à Kosyam pour être au pouvoir pour le pouvoir. Ce que l’opposition radicale a clairement montré par sa manière de vouloir instrumentaliser la rue pour bloquer les procédures constitutionnelles pourtant légales, c’est sa peur bleue de la voix du peuple burkinabè. En voulant empêcher coûte que coûte une consultation populaire dans laquelle les abstentionnistes de projet auraient l’occasion de montrer ce qu’ils valent face au pouvoir CDP, l’opposition a clairement montré son peu de confiance dans les institutions qu’elle a pourtant massivement participé à bâtir avec le président Compaoré.  … Troisième raison : On ne se débarrasse pas d’un Chef d’Etat efficace, efficient et efficace comme on se séparerait d’un garçon de courses. Car un tel homme incarne la stabilité même de son pays et doit être accompagné dans la transition vers l’après-lui. Le président Compaoré a impulsé, depuis 1990 notamment, après le bilan critique de la révolution de 1983-1987, une transformation sans précédent du Burkina Faso qui s’est accompagnée d’une révélation concomitante de sa propre stature magistrale d’homme d’Etat.

via Le Président Blaise Compaoré, l’opposition burkinabè et l’avenir – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.

About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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