Gender barriers breaking down: men pounding foutou in Burkina Faso

En effet, se disant Ghanéen de nationalité, il dit avoir été estomaqué de voir des femmes se donner à cette tâche au Burkina Faso. « Au Ghana, ce ne sont pas les femmes qui pillent l’igname. C’est généralement une activité d’hommes pour la simple raison qu’elle requiert beaucoup d’énergie physique », dit-il. Souleymane fait ce métier depuis 6 ans. Et, dit-il : « J’en suis fier, car il me permet de ne pas tendre la main à quelqu’un, ou pire, d’aller voler ». Dès 9 h 30, chaque matin, le jeune Souleymane se rend à son service. Un petit restaurant situé au centre-ville et dont le met principal, par ailleurs très prisé par les clients, est le « foutou ». Des femmes font bouillir l’igname avant de le mettre à leur disposition, lui et son collègue. A deux, ils se chargent de le rendre en patte élastique dans un mortier. « Il faut être physiquement fort et avoir du courage pour mener un tel métier », dit-il l’air assez fier.

via Société : Ils font des métiers jadis réservé à la femme – leFaso.net, l’actualité au Burkina Faso.

About mkevane

Economist at Santa Clara University and Director of Friends of African Village Libraries.
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